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24e jour de l'année — Septième année — N°2620 Lundi 24 Janvier 1897

ÉCHOS DU JOUR


 24 janvier

Dimanche
24 janvier 2013

LE DÉPUTÉ MUSULMAN

Conformément aux conclusions du rapport de la sous-commission d'examen, le premier bureau de la Chambre s'est prononcé, hier, il l'unanimité, pour la validation de M, le docteur Grenier, après avoir constaté que, malgré les apparences extérieures, le député musulman de Pontarlier est de nationalité française, ainsi que l'établissent les documents d'identité qui lui ont été demandés et qu'il à produits.

M. Bovier-Lapierre, qui est chargé du rapport, a reçu mandat de reproduire dans ce dernier la constatation ainsi faite par le bureau.


Le, grand-duc Pierre de Russie, oncle du tsar, est arrivé,- hier soir, à Beaulieu avec la grande-duchesse et ses deux enfants.


M. Pierre Baudin, président du conseil municipal, qui était parti dans le Midi après la clôture de la session, rentrera aujourd'hui à Paris.


Le président du Sénat et Mme Loubet recevront à diner, au Petit-Luxembourg, le 20, février, les membres des bureaux des Chambres et les ministres.

Ce diner sera suivi d'une réception.


De Monte-Carlo

La Société des Bains de mer de Monaco vient de renouveler son traité avec M. Raoul Gunzbourg, directeur du théâtre de Monte-Carlo, pour plusieurs années.


En médecine, a dit Hippocrate, il ne faut pas seulement éliminer, mais déraciner le mal. L'eau de Pougues n'élimine pas seulement les graviers, mais elle en déracine les causes qui sont, suivant Littré, la dyspepsie et l'altération du sang.


L'impératrice Eugénie n'a pas encore quitté Paris, contrairement à ce qu'ont dit certains de nos confrères, car hier nous l'avons rencontrée chez Paul Tesnier, le tapissier-antiquaire bien connu de la rue de l'Université, où elle a acheté différents meubles anciens. M. Tesnier a d'ailleurs su réunir une quantité de meubles de style, tentures et tapisseries, véritables merveilles de l'art ancien, que les amateurs ne se lasseront pas d'admirer dans une visite prolongée.


Il ne faut jamais laisser passer une bonne occasion de rire. Jules Lévy, docteur es gaité, vient de donner une nouvelle ordonnance. Les hypocondriaques seront à jamais guéris après la lecture de Tout à la rigolade que l'éditeur Ernest Flammarion vient de mettre en vente dans la collection des auteurs gais. H.-P. Dillon a revêtu le volume de Jules Lévy d'une somptueuse couverture artistique.


Le remarquable bas-relief en marbre blanc, du sculpteur Puech, la Seine, dont le conseil général avait voté l'acquisition, vient d'être placé dans la salle des délibérations du tribunal e commerce, en souvenir des dix-sept années d'exercice de M. le président Dervillé.

Cette œuvre fera pendant aux armes du président à mortier Denis Talon, qui furent données par M. Édouard Naud, juge au tribunal de commerce, propriétaire actuel des ruines du château d'lssy, et mises en place par les soins de M. Dervillé.


Le président de la République, accompagné de Mlle-Lucie Faure, du général Tournier, des commandants Moreau et Bourgeois et du lieutenant de vaisseau Serpette, s'est rendu hier, à onze heures, à l'hôtel Continental, où se donnait le bal de l'Association des anciens élèves de l'École polytechnique.

Mme Félix Faure, qui, malgré son indisposition, avait espéré assister à cette fête, a dû y renoncer au dernier moment.

Ce qui se passe


 LA GRÈVE DES BOUCHERS

LA GRÈVE DES BOUCHERS

Ça continue à se compliquer. Voici maintenant que les patrons, désavouant les arbitres qu'ils avaient désignés, refusent de s'exécuter. Dans une affiche apposée hier matin, ils invitent leur personnel à reprendre la travail aux conditions anciennes. A la même heure apparaissait une -affiche du syndicat ouvrier, invitant les abatteurs à continuer la grève et à ne pas se laisser endormir (sic) jusqu'à ce que le préfet ait apposé sa signature.

Les patrons charcutiers le prennent de plus haut; ils déclarent que les ouvriers ne savent pas ce qu'ils veulent que le conseil municipal est incompétent et qu'il faut absolument que le travail de nuit continua pour permettre aux ouvriers charcutiers de devenir patrons à leur tour. Ils menacent en outre les ouvriers de se servir de machines à abattre, grâce auxquelles dix ouvriers au lieu de deux cents suffiront aux besoins de la consommation parisienne. Et comme tout en France se termine par des réunions, tous les charcutiers de Paris en tiendront une demain.

Les arbitres des charcutiers n'ayant pas même pu se mettre d'accord pour désigner un tiers arbitre, ce; n'est donc pas de ce côté qu'on peut espérer la solution de la grève.

Mais voilà bien d'une autre. II parait que la grève réduira au chômage d'abord les boyaudiers, puis les fabriques de saucissons de baudruche, de cordes à violon, etc. Tout ce monde proteste qu'il n'est pour rien dans le conflit actuel, ce dont on n'a jamais, douté. Mais il est permis de se demander comment feraient les violonistes si les cordes leur manquaient ? Que ces derniers ne s'alarment pas à défaut de boyaux de mouton, on en reviendrait aux boyaux de chats. Ces pauvres animaux, exposés déjà il se voir réduire leur ration de mou, ont donc la perspective d'être immolés parce que les charcutiers ne veulent pas travailler la nuit. 0 conséquences des conséquences !

Aux abattoirs, hier samedi, animation un peu plus grande que les jours précédents. Dans soixante et onze échaudoirs, travaillaient deux cent huit patrons ou membres de leurs familles et quelques ouvriers. On signale d'ailleurs l'arrivée de quelques ouvriers suisses et lyonnais.

D'autre part, le comité de la grève cherche à entraîner les ouvriers bouviers et meneurs de viande les efforts ne paraissent pas devoir être couronnés de succès.

Aux Halles. Légère hausse sur les veaux et les moutons, baisse sur les porcs, cours stationnaire sur les bœufs.

Le Gaulois — 7 novembre 1897
 CONSEILS  POUR LIEBIG

CONSEILS 
POUR L'HIVER

Pendant l’hiver, le régime alimentaire doit être l’objet d’une attention particulière. Les maîtresses de maison, soucieuses de leurs devoirs, feront bien de veiller à ce que la cuisine journalière soit toujours saine et fortifiante : les aliments d’épargne étant nécessaires par les grands froids. Elles devront exiger que l’on fasse régulièrement usage chez elles d’Extrait de viande Liebig, l’indispensable condiment par excellence. Les ménagères expérimentées sont, en effet, unanimes à proclamer les avantages culinaires et économiques de ce pur jus concentré de la meilleure viande de bœuf: rien né peut le remplacer pour bonifier le bouillon et, d’une manière générale, tous les potages, corser et rehausser les sauces, rendre appétissants et savoureux les mets les plus simples. Le Liebig, aujourd’hui, est partout, aussi bien dans les grandes maisons que dans les petits ménages.

Encore un drame


 Un drame montmartrois

Un drame montmartrois.

Ils se connaissaient depuis leur enfance la plus tendre, et les habitants du versant nord de la butte Montmartre se souviennent fort bien de les avoir vu jouer tous deux « au petit mari et à la petite femme » derrière les contreforts de la rue Saint- Vincent.

Ils s'étaient dit « Quand nous aurons l'âge, nous nous marierons pour de vrai. »

Paul Balbien a aujourd'hui seize ans; il habite, 4, rue Leibniz. Sa petite amie, Marie Baillon, a quinze ans ; elle demeure, avec ses parents, au n° 37 de la rue des Saules. Le jeune garçon n'avait pas tardé à se lier avec tous les petits voyous de Montmartre et autres lieux circonvoisins Des Grandes-Carrières à la Goutte-d'Or, on ne le connaissait pas très avantageusement que sous le sobriquet de Paulot.

Bref, l'année dernière, le précoce Paulot devenait l'amant d'une petite gourgandine de Montmartre, Berthe Chapuzot, qu'il rouait de coups matin et soir, histoire de s'entretenir la main, comme ses aînés du boulevard extérieur.

Il y a un mois, fatiguée de l'existence abominable que Paulot lui faisait et ayant appris que Marie Bâillon soupirait toujours tendrement pour son ami d'enfance, Berthe Chapuzot alla trouver la jeune fille et lui proposa de la mettre sur l'heure en possession du cœur de Balbien. Elle-même serait bien débarrassée. Marie accueillait cette proposition avec joie. L'était une jolie fille maintenant. Elle posait chez le peintre Dubufe, avenue de Villiers, et chez plusieurs autres artistes de Montmartre. Eu somme, elle gagnait sa vie comme modèle.

Berthe lui ménagea un rendez-vous avec Paul et lui abandonna gaiement son amant. Le petit modèle ne tarda pas à se repentir de sa folie. Paul Balbien obligea bientôt la jeune Marie à poser l'ensemble pour des messieurs vieux souvent qui n'étaient pas des peintres, et, lorsque la pauvrette refusait, les coups pleuvaient sur ses chétives épaules.

Un soir que la jeune fille et une de ses amies se trouvaient en compagnie d'un monsieur occupant une belle situation, Balbien s'était précipité sur lui en s'écriant Misérable vous accostez mes sœurs pour les déshonorer Vous ne savez donc pas qu'elles sont mineures ?

Et le monsieur, afin d'éviter un scandale, avait été obligé de dénouer les cordons de sa bourse.

Sur le conseil des peintres ses amis, Marie Baillon se décida à quitter le hideux Paulot.

Samedi dernier, elle ne voyait pas Paul Balbien. Ce dernier allait l'attendre, avenue de Clichy, et lui portait un coup de couteau au bras droit.

La victime n'osait déposer une plainte. Le lendemain, Paul rencontrait un de ses-amis, auquel il racontait complaisamment son équipée, comme s'il eût accompli un haut fait !

Tiens, voilà un revolver, lui dit l'ami tue-la Cela servira d'exemple aux autres. Paulot prit l'arme, et, hier soir, vers onze heures et demie, fallait se poster au coin des rues Lamarck et des Saules.

Lorsque la jeune fille parut, rentrant chez elle, il lui tira un coup de revolver presque à bout portant.

Marie Baillon fut atteinte au-dessus du sein gauche. On dut la transporter l'hôpital Bichat. Son état est grave.

Paulot a été arrêté et a été envoyé au Dépôt par M. Dupuy, commissaire de police du quartier des Grandes-Carrières. L'individu qui lui a prêté le revolver est activement recherché.

Le Matin – 14 octobre 1897

En pages intérieures

Echos et nouvelles


 L'importation des chiens en Angleterre - 1897

L'IMPORTATION DES CHIENS EN ANGLETERRE

Les règlements édictés par le ministère anglais de l'agriculture, relativement à l'importation des chiens dans le Royaume-Uni ont été appliqués, mercredi dernier, dans des conditions particulièrement sévères pour un malheureux propriétaire de chiens.

Celui-ci, un M. Halliday, ayant demandé, l'autorisation de débarquer deux chiens à Douvres, l'avait obtenue à la condition qu'il les y garderait pendant quatre-vingt-dix-jours et soigneusement muselés. Quelques jours plus tard, M. Halliday fît une courte absence, laquelle, constatée par un inspecteur du ministère, lui valait, mercredi dernier, une amende de deux schellings et six pence, augmentée des frais qui s'élèvent à une vingtaine de schellings.

Mais ce n'est pas tout. L'infortuné sportsman, qui avait cru pouvoir emmener ses chiens à Worthing, la ville qu'il habite, devra les ramener à Douvres et y rester avec eux pendant trois mois, sous peine d'une nouvelle amende pour chaque infraction.

De par les règlements anglais, on le voit, ce ne sont plus seulement les chiens, maïs bien les maîtres qui sont tenus à l'attache.

APL - 28 novembre 1897

 Divan japonais - Fig. 12/01/97

Plus de deux cents personnes n'ont pu trouver place hier soir dans la jolie salle du Divan japonais, et c'est ainsi tous les soirs depuis la rentrée du poète-chansonnier Gaston Habrekorn.

Fig. 12/01/97

 maison Majesty - 1897- PUB

MAISON NETTE

Se conformant aux usages américains, la maison Majesty, 3, avenue de l'Opéra, veut, à la fin de chaque saison, entièrement écouler son stock de marchandises foulards, twills, grenadines, taffetas, riches brochés, etc., qui font la joie des élégantes Parisiennes et qui vont être dispersés, aujourd'hui 1er juin et les trois jours suivants, à des prix au-dessous de toute appréciation. Il y aura là de fantastiques occasions.


 Au seuil du vingtième siècle

Au seuil du vingtième siècle.

Le Guignol des Tuileries a tenu à moderniser sa décoration et il a demandé à son peintre ordinaire de lui brosser un rideau

résumant les grandes découvertes de ce temps.

Dans un coin de l'Orangerie, veuve de ses arbustes, nous avons assisté hier au vernissage de cette œuvre de haute imagination appelée à un très grand succès dans le petit monde théâtreux des Tuileries.

Sur un fond de montagnes, devant un lac que sillonnent des bateaux à hélices dernier modèle, l'artiste a placé une gare de chemin de fer, vivante du mouvement des trains et du va-et-vient des voyageurs aux abords, des bicyclistes pédalent avec rage pour devancer une automobile qui semble narguer les locomotives elles-mêmes; dans les airs, au delà des fils télégraphiques et téléphoniques, un objet nous apparaît comme le fameux ballon dirigeable de demain.

Tout y est, toutes les preuves du progrès et de la civilisation servant de cadre à l'éternelle comédie humaine représentée en raccourci pour les bébés, Guignol voleur, assassin, triomphant de tout, même du diable, et applaudi pour ses prouesses de bandit.

Le Figaro - 28 juin 1897

 Diethylsulfonedimethylmethane - APL 14/02/97

Voici les noms scientifiques que le Gaulois a relevés dans le rapport de M. Bourrillon, député de la Lozère, sur la nouvelle loi sur l'exercice de la pharmacie :

— Diethylsulfonedimethylmethane.

— L'acide anhydroorthosulfamidebenzoïque.

— Le dimethylphenylpyrazolone.

— Le paraethoxylphenysucciminide.

Ouf! et tout cela pour désigner quoi ? Le sulfonal, la saccharine, l'antipyrine et la pyrantine !

Rivarol disait d'un écrivain de son temps, qui avait un faible pour les phrases courtes :

— Il écrit pour les asthmatiques.

Nos savants, eux, écrivent pour ceux qui ont du souffle !

APL – 14 février 1897

 La visite du président de la Rép

La visite du président de la République à l'hospice des vieillards de Boulogne

Le président de la République, accompagné général Tournier, des commandants Humbert et Legrand et de M. Le Gall, a quitté, hier, l'Élysée, à deux heures vingt, pour inaugurer le nouvel hospice des vieillards de Boulogne sur Seine.

Reçu au milieu des fleurs, des drapeaux et des vivats par le ministre de l'intérieur, les présidents du conseil municipal de Paris et du conseil général, les préfets de la Seine, de-police, MM. Poirrier, sénateur; Rigaud, député; Escudier, Peyron, etc., M. Félix Faute a répondu aux allocutions de M. Jochum, maire de Boulogne; Gervais et de Selves, par la remise de la rosette d'officier de l'instruction publique à M. Jochum, des palmes académiques à MM. Chevalier, secrétaire de la mairie de Boulogne, Gionnier professeur à l'Association philotechnique, et de la croix du Mérite agricole à MM.. Vidal-Beaume et Chartier.

Au cours de la distribution des médailles d'honneur, l'un des médaillés, vieux garçon de chantier, comptant plus de trente ans de services, voulait absolument, dans sa joie, embrasser lé président.

― On ne donne l'accolade, lui a fait observer M. Félix Faure, que lorsqu'on remet la Légion d'honneur nous verrons plus tard.

La visite de l'hospice a commencé par les dortoirs des  femmes, s'est poursuivie par les bâtiments réservés aux hommes, les cuisines, la machinerie, et s'est terminée par les réfectoires, dans l'un desquels un lunch avait été servi.

M. Gervais, président du conseil générale a porté un toast à la santé du président de la République, qui s'est  retiré, très acclamé, ainsi que M. Barthou.

Le Matin ― 18 mars 1897

 La Brodéine

La Brodéine

Le moment est venu de signaler à nos aimables lectrices le succès toujours grandissant de cette intéressante nouveauté qui permet de faire en, quelques instants, sur n’importe quel tissu, les broderies les plus variées et les plus charmantes.

Nous avons pu admirer chez Plan et Cie, 24, rue des Petites-Écuries, des ouvrages en broderie qui sont de petits chefs-d’œuvre que toute personne de goût voudra faire elle-même, d’autant plus que MM. Plan et Cie, contrairement à nombre d’inventeurs, au lieu de garder jalousement leur secret, le donnent à tout le monde. À cet effet, ils viennent de faire paraître un supplément à leur notice qui donne toutes les indications utiles pour faire immédiatement les plus ravissantes broderies. Cette notice et le supplément sont envoyés franco. La maison Plan et Cie met en vente ses merveilleux coffrets contenant tout ce qui est nécessaire pour l’exécution de la Brodéine, payables en mandat- poste, au prix franco de la boite scolaire, 5 fr. 80 ; la boite primaire, 10 fr. 80; coffret n° 1,15 fr. 80 ; coffret no 2. 20fr. 80; coffret n° 3, 25fr. 80.

C’est le plus joli cadeau à faire à une dame.

NOUVELLES À LA MAIN
Coin de bal— Quel est donc ce monsieur, là-bas ?

Coin de bal. 

— Quel est donc ce monsieur, là-bas ?

— C'est un parfait imbécile... un cousin à moi, au sixième degré... 

— Au-dessous de zéro, alors ?


Au café- Un monsieur à tournure militaire,

Au café

Un monsieur à tournure militaire, les cheveux ras, la moustache grisonnante et la rosette à la boutonnière, s'assied à une table.

Un garçon se précipite

— Qu'est-ce que monsieur a commandé ?

— Le 9ème dragons, mon ami, répond bienveillamment le monsieur.


Au Palais de justice - C'est bien invraisemblable cette accusation

Au Palais de justice

— C'est bien invraisemblable cette accusation contre Goirand. Riche comme il est, à la tête d'une importante étude d'avoué.

— En tout cas, péché d'avoué est à moitié pardonné.


Mlle Rapineau est demandée en mariage par deux jeunes gens - APL 28 mars

Mlle Rapineau est demandée en mariage par deux jeunes gens : l'un très beau, mais pauvre ; l'autre bossu, mais très riche...

Elle consulte sa mère.

— Voyons, fillette, répond Mme Rapineau, entre le Droit et l'Avoir... il n'y a pas à hésiter !


Un paysan dans une gare parisienne

Un paysan dans une gare parisienne :

— Combien, vous dites ?

— Trois francs soixante.

— Trois francs, hein ?

— Trois francs soixante. Dépêchez-vous, le monde attend derrière vous.

— C’est trois francs et un fromage. C’est dit ?

— Allez-vous en... circulez ! le monde attend.

— Ah ! ben, vous savez, bonsoir ! Faut pas tant faire le fier ! Y a d’autres gares à Paris !

Et le paysan s’éloigne avec un rire muet.

Le mot d'Alphonse Allais


Ah ! le vieux rêve des gens honnêtes : pouvoir tuer quelqu'un en état de légitime défense.